vendredi 7 octobre 2011

Le blush : Comment le choisir et bien l'appliquer

Le blush sort de l'ombre ! Qu'on l'utilise pour allumer son teint ou sculpter ses pommettes, c'est le must de la saison.



Choisir la bonne teinte

« Il n’y a pas d’harmonie obligatoire pour tel ou tel teint. Tout dépend du résultat souhaité », explique Christophe Danchaud. Effet sun-kissed ? On fonce sur les tons chauds, du beige doré à l’ocre. Teint ultra-fresh, comme mordu par le froid ? On pioche dans les roses. Et pour se donner bonne mine ? On préfère les abricotés, qui éclairent incognito.

Ensuite, tout est une question de mesure : plus on est pâle, plus il faut doser l’intensité de la couleur. Autre critère décisif : l’éclairage. Les néons (présents dans 90% des bureaux) « accusent les ombres, font ressortir les tons bleus et donnent un teint blafard », prévient Christophe Danchaud. Donc on évite tous les blushs « froids » (contenant du bleu ou du violet) et on travaille tout en rondeur pour ne pas durcir ses traits. Le soir, en revanche, dans une lumière tamisée, on peut se permettre de sculpter ses pommettes avec des tons tirant vers le brun, voire l’aubergine, car les tonalités de violet profond créent une illusion de creux plus vraie que nature. 






Miser sur la bonne texture
« Les formules crème sont plus naturelles et plus faciles à poser », assure Miky, make up artist Lancôme. « Et même si beaucoup de filles hésitent car elles n’aiment pas se maquiller aux doigts, elles donnent un effet ‘peau nue’ et une brillance qui bombe joliment la pommette. » De leur côté, les textures poudre, à appliquer au pinceau, apportent une matité plus sophistiquée et un rendu diffus plus romantique.
Le top ? Combiner les deux textures pour jouer la carte éclat, tout en se créant un petit « morphing » sur mesure. Instructions de Miky : mordre ses joues et appliquer un fard poudre dans une teinte froide pour creuser, puis poser sur le cœur des pommettes une touche de blush crème rose ou abricoté qui accroche la lumière. Autre façon, tout aussi séduisante, de jouer sur les textures, soufflée cette fois par Ludovic Engrand, make up artist Shu Uemura : poser, en complément de son blush, un fard crème irisé en highlight sur l’os de la pommette pour en accentuer le relief. Simplissime et hyper sexy.




Maîtriser les bons gestes
Selon sa tonalité et son placement, le blush fait tout – et son contraire. Avant tout, c’est LE joker pour se faire un teint healthy en deux temps trois mouvements. Rose, pêche ou abricot, posé sans façons sur le cœur de la joue (la partie qui ressort quand on sourit), il donne un vrai coup de frais à tout le visage. « Pour atténuer de gros cernes, on place un ton fruité juste en dessous, en mordant à peine sur leur couleur », indique Miky. Dans une teinte bien orangée, on l’applique même, comme le fait Christophe Danchaud, carrément sur les cernes pour éliminer leur aspect grisé.  
Mais, dans des tons beiges neutres, placé juste sous la pommette, le blush peut aussi équilibrer discrètement un smoky ultra-dark, féminiser des sourcils forts ou compenser un rouge trop dramatique, sans ajouter de couleur. En créant des ombres, il permet de corriger la structure d’un visage. Avec une teinte tirant vers le brun, on redessine, d’un coup de pinceau à l’horizontale, des pommettes sur un visage trop rond, on affirme, d’une touche de fard qui descend vers le cou, un menton un peu fuyant, ou on atténue, en effleurant juste le saillant de l’os, une mâchoire trop carrée. En cas de traits un peu durs, on adoucit au contraire d’une touche de rose ou d’abricot sur la pommette et sur l’arcade sourcilière. Après, on peut se maquiller comme d’habitude, le résultat est juste plus réussi. 




Adopter les tips des tops
Très bon complément au make-up, le blush sait aussi très bien en être le focus, voire l’unique élément. Version beauty statement, on choisit, comme le conseille Ludovic Engrand, une teinte pop qu’on applique en rond façon pomme d’api, avec un teint transparent, une bouche et un regard nus, pour un résultat frais mais edgy.  
Version ultra-naturelle, on utilise un ton à mi-chemin entre le rose et l’orange sur les joues, mais aussi l’arcade sourcilière, le menton, à la racine des cheveux… et basta. Pas de fond de teint, ni de mascara, on obtient un effet retour de week end, sans (mais alors du tout) avoir l’air maquillée. Sublime si on a encore un reste de bronzage, ou si on affiche déjà un teint pâle hivernal. Enfin, pour une bouche veloutée style bouton de rose, on copie la technique de Miky : les lèvres tendues en mode bisou, on colore le centre au blush poudre rouge ou fuchsia et on dégrade vers les contours. Bluffant, le blush, on vous dit ! 





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